Mon proprio est un pauvre con!
Ma vie est (parfois) un téléroman!
Ça doit sûrement vous arrivez de vous dire : Bon Dieu, mais qu’est-ce qu’il se passe avec moi? Pourquoi autant de choses m’arrivent en un laps de temps si court? Je vais commencer par vous raconter mon altercation avec mon proprio dans la nuit de vendredi dernier. Et dans un prochain article, je vous raconterai les autres péripéties de ma fin de semaine!
Donc vendredi dernier,je reçois des copines chez moi. On rigole, on jase, on rit, on boit du thé marocain, d’autres se font des mélanges d’alcool, on fume notre shisha, on écoute de la musique cubaine, puis vers les minuits, mon proprio me téléphone. J’ignore l’appel, pas envie de les entendre chialer. Je dis à mes amies : il va sûrement monter me voir pour se plaindre. Pour vous mettre un peu dans le contexte, j’habite en haut d’un duplex très mal insonorisé et je reçois très rarement du monde chez moi. Je tiens à préciser que ce n’était pas un party, mais un little get together. On ne dansait même pas et on était assise!
Je réponds à la porte et mon proprio (un jeune trentenaire) me dit bêtement sur un ton autoritaire et un sourire glacial figé sur ses lèvres : «Miss Potin, j’ai deux choses à te dire : 1: JE VEUX DORMIR. 2 : DEMAIN, ON SE PARLE.»
Je lui dis calmement : Écoute, on fait presque pas de bruits et on est un vendredi soir…
Il me rétorque (avec un regard d’un psychopathe bien senti) :« Écoute, si tu veux pas que je fasse un scandale devant tes amies, tu me laisses dormir. Moi, je ne veux pas parler maintenant, je veux dormir. J’ai le droit de dormir!!!!»
Mon amie vient à ma défense et lui dit gentiment : «Mais elle a le droit de vivre sa vie, vous pouvez pas lui empêcher de vivre sa vie quand même! C’est pas de sa faute si la maison est mal isolée!»
Il s’énerve, me dit qu’il va me faire un gros scandale, qu’il m’a déjà dit que mon salon était au-dessus de sa chambre à coucher, que je devais recevoir mes invités dans la cuisine. Oui, oui, vous avez bien lu : dans la cuisine!!!! Le pauvre con, c’est lui qui a décidé de transformer son salon en chambre à coucher alors qu’originellement c’était un salon. La maison a quand même été construite de façon logique : les cuisines du même bord, mêmes choses pour les salles de bains et les salons.
Bref, retournons à nos moutons.
Donc, il me répète pour une énième fois que si je ne veux pas de scandale devant mes amies de le laisser dormir (traduction : t’arrêtes ta soirée immédiatement!).
Toujours très calme, je lui dis : «écoute, je reçois du monde en ce moment et c’est pas vrai que je vais les mettre dans ma cuisine. Je ne suis pas ta fille pour que tu me parles sur ce ton. Tu me dois du respect. Moi, je te parle calmement et respectueusement.»
Il me coupe sur un ton de menaces : « Écoute, si tu ne veux pas de scandale…»
À mon tour, je le coupe, agacée par ses menaces : «Écoute, moi, je te parle tranquillement. Si tu veux me faire un scandale, vas-y.! Si tu veux crier, cries!».
Devinez quoi?!
Le pauvre con se met à gueuler comme un bougon déchaîné en plein milieu de la nuit dans le quartier bien paisible de Rosemont, la petite patrie.
Il m’a sorti tous les sacres québécois : TABERNACK, JE VEUX DORMIR!!! Si t’es pas contente, SACRES TON CAMP! LÀ TU VAS RETOURNER LÀ BAS ET TU VAS FERMER TA GUEULE! JE TE FAIS JAMAIS CHIER!!!! CALISSE!!!
(Je tente de répéter du meilleur de ma connaissance la kyrielle de bêtises qui sont sorties de sa bouche en manque de savon …Mais ce n’est pas vraiment mon domaine les sacres québécois.)
À la surprise générale de mes copines et de moi-même, mon côté hystérique n’est pas sorti.
Certes, je n’ai pas aimé la vulgarité, j’ai été agacée, mais je ne me sentais pas frustée.
Je l’ai regardé froidement et je lui ai dit fermement : bon, tu commences à agir comme un sauvage. Moi, je te parle calmement et toi, comme un gros sauvage. Tu sais quoi? VAS DONC TE COUCHER!
Je lui ai fermé la porte au nez après ma boutade bien méritée à cet effronté.
Retour au salon, on a discuté mes amies et moi de tout ça, on a continué à jaser et évidemment, on l’a bitché lui et sa copine. Puisque c’est très mal isolé, il a eu le « plaisir» d’entendre notre imitation de lui en bougon.
Pourquoi dis-je sa copine? Parce que c’est elle la boss du couple et c’est elle qui a dû le réveiller pour l’envoyer ruiner ma soirée.
Depuis près de 6 ans, j’habite dans le même logement et j’ai reçu à trois reprises des invités.
J’avoue, je suis très jalouse de mon intimité et j’ai besoin de m’isoler chez moi par moment. Ce qui explique pourquoi je reçois rarement. Mes moments de solitudes me sont primordiales.
AH, et savez-vous quoi? La copine du proprio a appelé ma MÈRE à MINUIT DU SOIR ET MA JEUNE SŒUR!
Elles n’habitent même pas avec moi!!!!
La bitch, une vraie folle.
Le lendemain, donc samedi matin, le proprio m’a rappelé et j’ai décidé de ne pas répondre ni de retourner l’appel.
Je sais que je devrais mettre les points sur les «i» et les barres sur les « t», car je trouve qu’ils ont un comportement abusif envers ma personne.
Je tolère tellement de bruits de leur part : les enfants qui crient et qui courent comme des animaux en captivité dans la maison très tôt le matin, les bruits de rénovations le samedi matin à 7 heures du mat, leurs partys avec une quinzaine de convives…
En tout cas, c’est une histoire à suivre!
Si vous avez des frustrations en tant que locataire ou proprio à partager, allez-y, défoulez-vous!!! C’est la place!
juillet 8, 2008 à 6:16
Bonjour Miss Potin!
J’ai vécu quelquechose dans le genre moi aussi, mais ce n’était pas avec le propio. Sauf qu’il se prennait pour le propio à cause qu’il habitait là depuis plusieurs années. Duplex, à Ahuntsic, mal insonorisé, le plancher qui craque à chaque pas. On ne pouvait pas marcher sans qu’il cogne avec son balai pour nous dire qu’on faisait du bruit. Il a eu l’audace une fois de dire à mon frère qui rentrait de travailler (il travaillait de nuit donc il est à la maison de jour), si tu ne travaille pas je peux t’aider à te trouver un travail. Mon frère lui a tout simplement dit: Écoutez, je viens de travailler et je vais à l’école. Je vais aller dormir. Le retraité n’a pas pris ça, il a commencé à faire du bruit. À l’époque je vivais encore chez mes parents, donc je suis descendue avec ma mère pour lui parler. On a commencé à discuter calmement puis là il nous a traité d’immigrants. Je le regarde et lui dit: Vous l’êtes aussi, ce n’est pas parce qu’on n’a pas autant d’années que vous d’être au Québec que ça vous donne le droit de nous traiter d’immigrants d’une façon condescendante. Il n’arraivait pas à croire que je savais. J’ai continué : Oui, je sais vous êtes Grec. J’ai vécu à Park-Extension donc je reconnais l’accent même si vous ne voulez pas me répondre des fois en français de peur de vous trahir! Là, il a monté sur ses gros chevaux: Je connais des politiciens et des gens avec du pouvoir dans le quartier et faites attention à vous, sur un ton menaçant. En disant ça, il a essayé de me prendre par les épaules. Je lui ait enlevé ses grosses mains de mes épaules. Pour donner une idée, il mesure 6′ 4″ et moi 5′. J’ai répondu: Vous nous faites pas peur avec vos menaces. Ce n’est pas un problème politique donc pas besoin de demander de l’aide à vos amis politques. Appelez les propio si vous voulez, de toute façon on entend tout. Là, il a commencé à crier. Je me suis retournée et j’ai fait signe à ma mère qu’on montait chez nous. Ensuite, il a claqué la porte et il sacrait en grec. Il a appelé les propio. Bien sûr, les propio n’ont rien fait, j’imagine qu’ils doivent connaître son caractère. On a eu d’autres rencontres moins “violentes” mais quand même. On a pris la décision de partir l’été d’après. Ma mère s’est acheté une maison puis moi j’ai emmenagé avec mon fiancé.
On avait déménagé de Park-Ex car les locataires d’en bas nous causaient des problèmes. Du genre, je vais à l’école puis encore à minuit les enfants étaient réveillés en train d’écouter de ma musique avec beaucoup de bass. Je suis descendue pour leur dire de soit baisser la musique ou de l’enlever. Les connaissant, je leur ait demandé où était leur mère. En disant ça, elle montait les escaliers. Étant vietnamienne, elle travaillait dans le textile “sous la table” (se faisait payer en-desous de la table donc paiements pas déclarés). J’ai essayé de me faire comprendre, car elle ne parle pas beaucoup français. Son fils aîné lui a traduit. Oh, elle a commencé à crier. Je lui ait répondu que j’avais un examen demain et qu’il était minuit, demain aussi c’était une journée d’école pour les enfants. Les voisins d’en face à elle sont sorti et on dit qu’ils voulaient dormir aussi et que si le bruit ne cessait pas qu’ils allaient appeler la police. Elle a commencé à sacrer en vietnamien et à pousser les enfants vers l’intérieur. Je suis remontée, dans ma chambre je pouvais entendre les sacres et les enfants protester et en 5-10 min. Silence!! Mais toutes les semaines s’étaient pareil. Le propio ne pouvait pas vraiement lui dire quelquechose vu que la dame lui louait aussi le garage pour pouvoir faire sa couture. Sinon, il perdait un loyer. Vu la situation et le temps qu’on avait enduré, on a démenager à contre-coeur. On aimait le quartier, les autres voisins et le propio. Mais ça a fait du bien pour un certain temps.
Tout le monde me disait qu’ils n’avaient jamais entendu des histoires pareilles et encore moins des voisins d’en bas donner des problèmes à ceux habitant en haut.
Présentement, le super locotaire qu’on avait, on l’a perdu car il a déménagé dans une maison en face. Les nouveaux ont des jumeaux, qui font des crises à tout bout de champ même en punition. Les portes claquent à tout bout de champ. Au début, c’était un grand problème car je travaillait de soir. Là, je travaille de jour mais lorsque je veux faire une sieste en rentrant des fois c’est difficile car les garçons sont bien là. J’appréhende la fin de l’école. Je n’ai pas eu à affronter les voisins car ça cesse lorsque je commence à avoir du courage pour descendre les voir.
Avant, on se retenait beaucoup pour ne pas faire du bruit mais là, si j’écoute un film avec mon cinéma maison, je l’écoute à une heure raisonnable puis c’est tout. Avec mes parents, on ne recevait pas, on était embarassé des voisins.
Voilà Miss Potin mes histoires d’altercations et disputes.
Laissez-moi savoir ce que vous pensez!
Bonne journée!
juillet 9, 2008 à 12:52
Bonsoir Lupita!
Oui, tu ne l’as pas eu facile! Et, je parie que tu m’as fait un gros résumé! En tout cas, je suis fière de toi sur la manière que tu as répondu à ton ancien propriétaire grec et que tu as su le remettre à sa place!!! Moi aussi, je ne suis pas très grande, 5 pi3, mais je ne me laisse pas intimider pour autant!
C’est fou, en plus qu’il vous a traité d’immigrants! Quelle audace!
Tes péripéties ne font confirmer qu’il vaut mieux avoir sa propre maison (et non, un condo!!!) pour avoir la sainte paix!
C’est dommage, car on ne peut pas tous s’offrir une maison et les logements, en général, sont vraiment mal isolés à Montréal.
Et, je trouve que les Québécois sont des mauvais voisins en général. Le bon voisinage n’existe pas ici. Peut-être dans d’autres quartiers de l’île ou dans d’autres régions du Québec. Mais ici, ça chiale tout le temps pour rien.
J’ai voyagé dans différents pays et ailleurs, on est beaucoup plus tolérants et on ne pète pas sa coche parce qu’il y a une fête!
En fait, les voisins y sont mêmes invités!
Évidemment, on ne peut pas tout avoir, car il y aura toujours des insatifactions et ce, à différents niveaux…
Morale de l’histoire : on économise nos sous et on s’achète une grosse baraque! Lol

Merci d’avoir partagé votre histoire, Lupita!